Millar Martin

La Déesse des marguerites et des boutons d'or - Martin Millar




La Déesse des marguerites et des boutons d'or

 

 


 

La Déesse des marguerites et des boutons d'or - Martin Millar

Résumé éditeur :
Depuis dix ans, les Athéniens et les Spartiates sont en guerre. La déesse Athéna, lasse de voir son peuple se battre, décide d'envoyer à Athènes Brémusa, redoutable amazone peu encline au dialogue, et Métris, nymphe dont le seul pouvoir est de faire apparaître où bon lui semble des marguerites et des boutons d'or. C'est donc ce duo improbable qui se voit chargé d'une mission capitale : faire en sorte que la conférence de paix qui doit se tenir à Athènes aboutisse à un succès. La Paix, c'est justement la pièce que monte au même moment Aristophane, et il se pourrait bien qu'elle joue un rôle décisif dans l'accomplissement de la mission de Brémusa et Métris. Mais encore faudrait-il pour cela qu'il parvienne à la monter, car entre ses rivaux dramaturges qui monopolisent toute l'attention des citoyens, l'aspirant poète qui lui colle aux basques, l'incapacité de ses acteurs à retenir ne serait-ce qu'une réplique, et son propre mécène qui semble avoir été piqué par la mouche de la radinerie, Aristophane ne s'en sort pas. D'autant que chez les généraux des deux camps, la paix semble loin de faire l'unanimité…

J’ai découvert l’univers de Martin Millar avec l’excellentissime Kalix, la loup-garou solitaire, ce monde complètement déjanté où les situations les plus absurdes se révèlent jubilatoires !
Ici pas de loup-garou, de fée ou autres, mais des Dieux et Déesses, des amazones, des guerriers centenaires, des muses sans pouvoir, ou presque, et surtout des hommes.
Martin Millar nous offre une comédie satirique sur la bêtise humaine et le besoin de certains de toujours dominer les autres.

En introduisant des personnages historiques, il donne une certaine dimension à son récit, on plonge dans une ville qui subit la guerre depuis plus de 10 ans, tout le monde en a marre, même les Dieux, c’est vous dire.
Vu que les hommes n’arrivent pas à s’entendre, Athéna décide de s’en mêler, mais vu qu’Athènes est sa ville, elle voudrait faire ça discrètement, ce que savent très bien faire les habitants de l’Olympe, essayer d’arranger les choses quitte à foutre le bronx sans avoir l’air d’y toucher. Pour cette mission, elle envoie sur terre sa fidèle Brémusa, une amazone, qui sera accompagnée de Métris, une Nymphe. Vous avez déjà remarqué le fossé qui sépare les deux personnes, je ne vais pas vous raconter qui elles sont et comment elles sont arrivées à travailler ensemble mais sachez que c’est assez amusant.

Martin Millar aurait pu même aller plus loin, mais il y a tellement de comportements idiots dans ce livre qu’il avait fort à faire.
Le roman démarre lentement, le temps de présenter les différents personnages et le contexte, bien faire ressentir la misère qui s’étend sur la ville et la fatigue des Athéniens vis-à-vis de cette guerre qui s’éternise.
Au milieu de tout cela, le seul souci d’Aristophane c’est sa pièce, il faut que tout se passe bien mais, malheureusement pour lui et heureusement pour nous, tout va de travers, jusqu’à ces satanés pénis qui ne se dressent pas correctement… Puis Luxos qui voudrait réciter ses poèmes devant tout le monde, non décidément rien ne va… Et nous, on s’en amuse.

Il y aurait encore tellement de choses à dire sur La Déesse des marguerites et des boutons d'or, des dialogues poilants, des situations cocasses… Mais voilà, vous avez un petit aperçu du monde que vous vous apprêtez à rejoindre… Foncez sans aucune hésitation !!!

La Déesse des marguerites et des boutons d'or, parution septembre 2016, éditions Intervalles


 Du même auteur : Biographie, chronique, interview
 

 
Go to top