Loubière Sophie

White coffee - Sophie Loubière




White coffee

 

 

 

 



White coffee - Sophie Loubière

Résumé Éditeur :
Sur la Route 66, Lola Lombard a risqué sa vie et celle de ses enfants pour retrouver Pierre, son mari disparu. Sa confrontation avec David Owens, un tueur en série ayant fait de la route mythique une immense scène de crime, l'a fragilisée. Elle rentre en France, sans Pierre, ignorant s'il fait partie des victimes du serial killer. Mais Gaston, leur fils, est persuadé que son père est vivant. Son retour pourrait bien remettre en cause la relation nouée entre Lola et le criminologue Desmond G. Blur, dont elle a bouleversé le destin en levant le mystère sur un drame familial passé. Chacun se languit désormais d'un côté de l'Atlantique, elle à Nancy, lui à Chautauqua Institution où manifestations étranges, disparitions d'objets et morts suspectes se multiplient. Au fil des jours, l'été bascule vers l'automne, confirmant les menaces qui pèsent sur la population d'une ville coquette, mais aussi sur Lola et son fils. Car les restes d'un corps sont bientôt retrouvés dans le désert de Mojave. Quelqu'un, habité d'un appétit de revanche, est décidé à reprendre possession de ce qui lui appartient. Le plus dangereux prédateur n'est pas forcément celui qu'on croit.


L'avis de Taylor :
Trois ans après la sortie de Black Coffee, Sophie Loubière dévoile la suite de cette aventure américaine. Lola et ses enfants sont rentrés en France, Desmond, lui est resté aux Etats-Unis mais Lola a marqué son esprit et son cœur.

Lola, quant à elle, voit de nouveau sa vie chambouler par le retour de son mari, Pierre. L'amour qui les unissait s'est brutalement éteint sur la route 66 mais pour Gaston, son fils, elle fait bonne figure même si Desmond occupe ses pensées.

Le roman est plus centré sur le personnage de Pierre, on apprend un peu ce qui s'est passé pendant son absence mais cette expérience l'a transformé. Est-il aussi innocent qu'il veut bien le faire croire ? C'est toute la question et il faut dire que l'auteur sait ménager son suspense.

Je n'ai pas retrouvé la même intensité que dans Black Coffee mais on a tellement envie de connaitre la fin de l'histoire que l'on s'accroche jusqu'aux dernières lignes.

White Coffee vous offre la promesse d'un bon café avec une touche de douceur.


L'avis de Montse :
Ce qui retient notre attention en premier lorsqu’on se lance dans la lecture d’un roman de Sophie Loubière, c’est son écriture élégante, un style tout en douceur et en poésie qui nous embarque dans ses histoires avec une facilité déconcertante.
Pourtant avec White coffee, il faut tout d’abord s’accrocher un peu.

On suit deux « histoires » en parallèle.
D’un côté, Lola à Nancy qui retrouve son mari Pierre après une longue séparation (voir Black coffee). Dans cette partie, tout coule de source et on suit ces retrouvailles avec beaucoup d’intérêt. On frémit, on a envie de conseiller Lola…
De l’autre, Desmond aux Etats-Unis qui se retrouve dans la petite ville de Chautauqua en proie à des phénomènes des plus curieux.
Dans cette partie, on fait connaissance avec une multitude de personnages qui ne semblent avoir comme seul point commun que celui d’habiter la même ville. On s’y perd presque et surtout on se demande où l’auteure veut en venir. Et pourtant, au fur et à mesure que les pages défilent, on commence à entrevoir un fil directeur.

C’est une excellente idée qu’a eu Sophie Loubière de reprendre ses personnages de Black coffee pour écrire la fin de leur histoire. Même si on a un peu de mal au départ à raccrocher les wagons, White coffee nous permet de nous remémorer au fur et à mesure certains faits marquants, sans oublier le petit résumé en début de livre qui est vraiment un gros plus.

Je dois, tout de même, avouer que j’ai largement préféré Black coffee à White coffee, mais je ne regrette absolument pas cette lecture et j’ai été ravie de retrouver tout ce petit monde.


L'avis de Delphine :
J’avais hâte de me lancer à la découverte de ce nouveau roman de Sophie Loubière et de retrouver les personnages découverts dans Black Coffee.
Un début un peu confus, essayer de se souvenir de qui est qui et qui a fait quoi après trois ans n’est pas toujours évident, mais bon rien d’insurmontable non plus, juste une impression de fouillis.

On suivra le retour de Lola en France avec ses enfants, la difficulté de reprendre une vie après les événements passés sur la Route 66, la réapparition de Pierre dans leur quotidien et surtout la préparation de leur futur avec ou sans lui.
Quant à Pierre justement, on va suivre son évolution, en découvrir un peu plus sur lui… Des passages intéressants, mais bien trop courts à mon goût, ce côté de l’histoire ne représente qu’un tiers du roman.

Alors à quoi est consacré le reste ? Et bien à Desmond et sa chasse aux fantômes dans une petite ville des États-Unis. Attention ce n’est pas si simple et ça aurait franchement pu être captivant si ça n’avait pas été si long…

Si cela n’avait été la qualité de l’écriture de Sophie Loubière, je pense que je n’aurais pas été jusqu’au bout du roman. Même avec des histoires qui n’ont rien de passionnant, elle arrive à captiver ses lecteurs et, sur ce coup-là, c’est un vrai talent !

Habituellement, j’ai du mal à mettre le doigt sur ce qui m’a dérangé, mais cette fois-ci, je sais et ça tient juste à une petite phrase qui se trouve sur la quatrième de couverture : " Le plus dangereux prédateur n’est pas forcément celui qu’on croit".
Avouez qu’avec ça, on pense franchement à autre chose qu’à de simples « tranches » de vie même quand c’est écrit avec beaucoup de talent.

Je suis terriblement déçue, mais ça ne m’empêchera pas de lire les prochains romans de Sophie Loubière, bien au contraire.


White coffee - Parution octobre 2016 – Editions Fleuve Noir


 Du même auteur : Biographie, chronique, interview
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