Edito

 

Philip Le Roy a l’habitude de surprendre ses lecteurs, avec Qui veut gagner le Paradis ? il s’en donne à cœur joie et, en plus, il a réservé une très belle surprise à Plume Libre.
Pour la découvrir, lisez vite son interview !


Il y a presque un an, Agnès Abécassis proposait ses premiers ateliers d’écriture, depuis vous êtes de plus en plus nombreux à y participer. 
A cette occasion, Plume Libre laisse Carte Blanche à l’autrice pour nous donner toutes les informations sur les prochaines sessions.


Nous avons également laissé carte blanche à Bertrand Crapez, auteur de la trilogie L'Héritier du roi Arthur, pour qu'il nous parle de la réédition de ses romans.
Si vous n'avez pas encore lu cette série, vous n'avez plus d'excuses.

 

 

 

 

Itw Agnès Abécassis

Interview Agnès <Abécassis

 

Itw Bertrand Crapez

Interview Bertrand Crapez

 

Itw Philip Le Roy

Philip Le Roy

Patricia Parry

Patricia Parry


Décembre 2012








Bonjour Patricia Parry, pour votre première interview sur Plume Libre, vous ne couperez pas au petit rituel, pourriez-vous vous présenter ?
Je suis médecin psychiatre. J’écris depuis toujours et suis publiée depuis 2005. J’ai toujours eu un faible pour la littérature policière d’une part et l’Histoire d’autre part.


L’écriture a-t-elle été toujours présente dans votre vie ? Quel a été le déclic pour vous lancer dans l’aventure des romans ?
Depuis l’enfance, après la lecture des Trois Mousquetaires et du Roman de la momie ! Le vrai déclic pour la publication de mon premier roman, c’est l’expérience personnelle de l’explosion de l’usine AZF, à Toulouse, que j’ai voulu relater sous forme de thriller.


Votre roman Sur un lit de fleurs blanches est sorti en juillet, pourriez-vous nous le présenter ?
Jusqu’à présent, même si l’Histoire était toujours présente dans mes romans sous formes de références ou de flash backs, les trames étaient contemporaines. Pour la première fois j’ai décidé d’écrire un polar historique, ancré à la fin du XIXème siècle, dans un moment de bouillonnement intellectuel, politique, scientifique.


Vos personnages principaux Clara et Victor sont très attachants. Comment sont-ils nés ?
Je voulais des personnages charismatiques, par leur personnalité, par leur histoire, par leur originalité. Les deux sont des « parias ». Elle est une prostituée de luxe, un élément-clé de la société de l’époque, dont chacun fait pourtant mine d’ignorer l’existence. Il est métis, considéré par beaucoup comme inférieur. Ils allient leur prétendues faiblesses. Je voulais particulièrement une femme indépendante et, au XIXème siècle, ce n’était pas monnaie courante.


En commençant l’écriture de votre livre, aviez-vous déjà en tête les principaux rebondissements et notamment la fin ?
Oui, quand je démarre, je sais qui a fait quoi et pour quelle raison. En revanche les rebondissements se corsent au fur et à mesure de l’écriture. Parfois mes personnages ont des comportements inattendus.


Sur un lit de fleurs blanches - Patricia Parry Vos dialogues sont particulièrement soignés avec une belle répartie. Comment les travaillez-vous ?
Je suis très attachée à la qualité des dialogues parce que cela engage, à mon avis, la crédibilité d’un roman. Un gamin des rues doit parler comme un gamin des rues, un aristocrate éduqué s’exprimera de manière plus conventionnelle et une prostituée qui s’est élevée toute seule conserve quelques bribes de son langage d’enfance. J’ai beaucoup aimé consulter les dictionnaires d’argot du XIXème siècle.


Quand on regarde votre bibliographie, on remarque une tendance vers des périodes historiques. Pourquoi ce choix ?
Comme dit plus haut, je suis passionnée d’Histoire. Je suis persuadée qu’on apprend beaucoup du passé et mes précédents romans faisaient un parallèle entre une histoire ancienne (XVIIIème siècle, XIXème siècle…) et le présent. S’affranchir de l’Histoire est, selon moi, extrêmement dommage.


Sur un lit de fleurs blanches mélange habilement le genre policier et historique. Quelles sont vos influences ? Etes-vous plutôt polar/thriller/suspens, histoire ou autres ?
J’avale tout pourvu que l’intrigue se tienne et que l’écriture me plaise.



Vos romans précédents alternaient périodes historiques et actuelles. Ecrit-on de la même manière selon l’époque à laquelle on se trouve ?
J’essaie d’illustrer une période en utilisant les tournures d’époque, en particulier au niveau des dialogues. C’est très plaisant en termes d’écriture : un roman épistolaire pour le XVIIIème siècle, un journal pour le XIXème… Il faut arriver à trouver un équilibre entre des dialogues qui sonnent « telle époque » et le reste du texte qui doit, selon mes critères, rester contemporain. Evidemment, le XIXème siècle est plus facile à mettre en scène que le Moyen âge !


Vous êtes vous-même psychiatre et vos romans comportent plusieurs personnages issus du milieu médical. Envisageriez-vous un jour de vous éloigner totalement de ce domaine ?
A priori il n’en est pas question. La médecine, comme l’écriture, est vraiment une passion.


Sur un lit de fleurs blanches, aborde le thème des feuilletons littéraires auxquels la population était totalement accro. C’est un peu l’ancêtre des séries télévisées, non ? Etes-vous vous même consommatrice de séries et quelles sont vos préférées ?
Oh oui, je consomme énormément de séries, de toutes sortes. Je reconnais être accro aux séries anglo-saxonnes (américaines et anglaises). Chez les Américains j’aime la qualité, la vraisemblance et la réalité des situations et des dialogues. Chez les Anglais, j’adore le côté foutraque. Je regarde aussi bien House, que Mentalist, les Experts, Homeland, Dexter … et pour les Anglais, des trucs un peu dingos comme Dr Who ou Torchwood.


Quel regard portez-vous sur internet et notamment sur les différents blogs et sites littéraires qui fleurissent sur la toile ?
La question est complexe. Il y a des blogs très travaillés, avec du travail quasi-journalistique, qui invitent à la discussion ou au débat et qui n’imposent pas des avis comminatoires et des blogs qui me semblent moins intéressants ou l’auteur se contente d’égrener qu’il aime ou n’aime pas tel auteur de manière très affective. Je comprends que l’on puisse visiter les seconds mais je préfère largement les premiers.
Pour ce qui est d’Internet, je surfe beaucoup.


Quels sont vos derniers coups de cœur littéraires ?
L’ombre du vent de Carlos Ruiz Zafon. Chef d’œuvre. Je ne parle pas le castillan, je l’ai donc lu dans la traduction française mais c’était déjà magnifique.


Allez-vous régulièrement à la rencontre de vos lecteurs lors de salons du livre ? Que vous apportent ces échanges ?
Je vais régulièrement dans des salons. En fait, je trouve les lecteurs souvent intimidés et hésitant à échanger. Mais j’apprécie de rencontrer des personnes qui ont déjà lu mes livres et me donnent leur vision de mes personnages. C’est toujours très intéressant, parfois inattendu et constructif.


Aurons-nous la chance de retrouver Clara et Victor dans un prochain roman. Plus généralement, quels sont vos projets ?
J’espère que Clara et Victor vont vivre une nouvelle aventure. Une partie est déjà dans ma tête.


Merci beaucoup Patricia Parry, nous vous laissons le mot de la fin.
L’exercice de l’interview est toujours difficile pour moi mais au bout c’est toujours un plaisir. Merci à vous de m’avoir ouvert vos pages. J’en profite pour souhaiter de bonnes fêtes à vos lecteurs.

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