Souvira Jean-Marc

Les sirènes noires - Jean-Marc Souvira




Les sirènes noires



 

 

 

 

 

Les sirènes noires - Jean-Marc Souvira

Résumé éditeur :
03 h 20 du matin, Ouest parisien. Le commissaire Mistral écoute un morceau de jazz, son humeur à l'unisson. Les lumières de la ville défilent à travers la vitre. Plongée en apnée dans son âme. Il ne le sait pas encore mais le compte à rebours a commencé.
Plein jour, sud-est du Nigeria. Les tambours résonnent. Margaret, 17 ans, corps de déesse et coeur sur le point d'imploser d'émotion, s'avance sous la tente. La cérémonie débute. Elle ne le sait pas encore mais son destin, et celui de sa famille, sont sur le point de basculer.
Retour à Paris. Un homme guette, attend, les sens en alerte dans l'obscurité. Il n'en peut plus. Il fredonne comme une litanie sans fin son morceau culte d'AC/DC. Il savoure par avance le moment ou il possédera sa proie.
Le tic-tac s'égrène. Le point d'impact de ces trajectoires humaines est imminent.

 

L'avis de Taylor :
On retrouve ici l’auteur et son personnage, Ludovic Mistral, rencontré dans Le magicien.

Le temps a passé et le commissaire Mistral a envie de mettre de la distance entre son métier et lui. Trop d’horreurs et de malheurs ont eu raison de sa vocation.
C’est dans cet état d’esprit que lui sont confiées deux affaires : une affaire de viol dans des parkings et un meurtre inédit, deux troncs humains découverts dans un appartement parisien. Si la première affaire ne lui pose pas trop de problème quant à sa résolution, la seconde va heurter son mode de pensée. Il apparaît très vite que derrière ces meurtres se cache un rituel. Mistral en bon cartésien va avoir beaucoup de mal à avancer dans cette enquête car enfermé dans ses préjugés.

Jean-Marc Souvira nous livre ici un roman riche sur la culture africaine, mais aussi sur le trafic d’êtres humains et le calvaire que vivent les femmes africaines envoyées en France sous des faux prétextes pour vendre leur corps. Les personnages de ce roman sont tous très bien travaillés et très profonds. Le personnage de Margaret, jeune africaine, nous fait vivre beaucoup d’émotions car, dans la réalité, de nombreuses jeunes filles et femmes vivent ce même cauchemar.

Policier lui-même, il a su donner beaucoup de réalisme à son personnage de commissaire, y-a-t-il un peu de lui dans Ludovic, le mystère reste entier, mais une chose est sure, pour faire ce métier il faut avoir les nerfs solides pour résister au chant des sirènes.

 

L'avis de Montse :
C’est toujours un plaisir de que de retrouver un personnage récurrent que l’on apprécie, c’est le cas, ici, avec Ludovic Mistral découvert dans Le magicien et Le vent t’emportera.
Il aura fallu attendre cinq ans pour le retrouver et je dois avouer que le détail de ses premières aventures s’est quelque peu estompé. Ce qui me fait donc dire que si vous n’avez pas lu ces deux premiers romans, vous pouvez, sans problème, lire Les sirènes noires. Mais, ceci dit, vous passeriez à côté de deux excellents polars.

Dans Les sirènes noires, Mistral et son équipe vont être confrontés à plusieurs enquêtes de front. La première, un violeur et tueur récidiviste, un « classique », va leur occasionner quelques péripéties…
La seconde est beaucoup plus complexe. Les meurtres sont atypiques, aucune piste apparente et les premières constatations de l’autopsie vont les emmener sur des terrains totalement inconnus pour eux.

La vie privée de nos personnages tient également un rôle important sans pour autant prendre le pas sur la vie professionnelle. Jean-Marc Souvira mêle les deux tout comme dans la vie réelle. Cela nous rend ses personnages d’autant plus concrets.

Et même si l’intrigue se déroule principalement en France, le tout est saupoudré d’une atmosphère africaine dépaysante. Un continent souvent mis à l’honneur dans les polars français ces derniers temps.

Avec ce troisième roman, Jean-Marc Souvira confirme tout son talent pour construire des intrigues prenantes et surprenantes.

 

L'avis de Delphine :
Les romans de Jean-Marc Souvira sonnent vrais, les flics sont épuisés, lessivés, ils ne s’occupent pas que d’une « affaire », ils doivent être partout et toujours prêts. À côté de ça, ils ont aussi les tracas de la vie quotidienne, une femme, des enfants et des horaires qui ne sont pas souvent compatibles avec une famille.

On retrouve avec plaisir une équipe que l’on a appris à connaître au travers les deux précédents romans de l’auteur, l’heure n’est pas à la fête avec toutes les atrocités qui se déroulent dans les rues de Paris et de sa région, Mistral à fort à faire et, en plus, il doit subir les assauts de ses supérieurs, qui, eux, tremblent plus pour leur place que pour la sécurité des gens…

Des mots simples pour des actes durs, pas vraiment besoin de fioriture tellement tout semble véridique, des trottoirs de la capitale au fin fond de l’Afrique, des parkings vides que la folie d’un homme peut transformer en scène d’horreur, d’anciennes affaires non résolues et tout ça sur fond de magie vaudou, ce roman va vous attraper et ne plus vous lâcher avant la fin !

Franchement, Monsieur Souvira n’attendez pas aussi longtemps pour nous offrir un prochain roman !

 

Les sirènes noires - Parution novembre 2015. Éditions Fleuve Noir
 Du même auteur sur Plume Libre : Biographie, chronique, interview
 

 
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