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L'institut - Stephen King



L'institut 

 

 

 


 

L'institut - Stephen King

Résumé éditeur :
Au coeur de la nuit, à Minneapolis, des intrus pénètrent la maison de Luke Ellis, jeune surdoué de 12 ans, tuent ses parents et le kidnappent. Luke se réveille à l'Institut, dans une chambre presque semblable à la sienne, sauf qu'elle n'a pas de fenêtre. Dans le couloir, d'autres portes cachent d'autres enfants, dotés comme lui de pouvoirs psychiques. Que font-ils là ? Qu'attend-on d'eux ? Et pourquoi aucun de ces enfants ne cherche-t-il à s'enfuir ?

La même question tourne dans ma tête à chaque nouveau roman de Stephen King : “Mais comment fait-il pour faire toujours mieux ?” Ok, il a eu quelques loupés, mais sur sa bibliographie complète, on compte plus de chefs d'œuvres qu'autre chose…

L'Institut ne fait pas partie de ces romans glaçants qui nous empêchent de fermer les yeux, de sursauter à chaque bruit, comme il sait le faire, non, ici, la peur est sournoise et glaçante puisque les monstres qui peuplent les pages sont humains et les atrocités qu'ils peuvent faire subir à leurs semblables servent une cause qui n'appartient qu'à eux.

L'institut est un endroit qui pourrait exister et ainsi corroborer toutes les thèses qui voudraient que le gouvernement nous mente et n'hésite pas à sacrifier des personnes pour servir ses intérêts. Même si nous avons “quelques” doutes sur la bonne foi des personnes qui nous gouvernent, Stephen King va beaucoup plus loin et ajoute sa patte en intégrant des enfants qui possèdent des pouvoirs télépathiques ou télékinétiques, pas grand chose, mais suffisamment pour intéresser des savants fous qui vont mener sur ces enfants des expériences et des injections de produits chimiques, les exposer à des impulsions répétées, voilà les monstres et ils sont chapeautés par l'immonde Madame Sigby.

Mais avant de faire connaissance avec ces enfants, nous allons faire une halte dans une petite ville de Caroline du Sud en compagnie de Tim Jamison, flic en disgrâce, qui va s'installer dans une petite ville et y décrocher un boulot. J'ai tout de suite accroché avec ce personnage, son histoire, son installation dans cette petite ville et sa rencontre avec les habitants et je me suis longtemps demandée comment King allait faire pour rejoindre deux histoires aussi différentes et qui se déroulent à des milliers de kilomètres l'une de l'autre et, une fois de plus, c'est grandiose.

L'action n'est pas au centre de ce roman, on connaît le style de l'auteur, il aime prendre son temps et poser son décor, ses personnages, il les soigne et rien n'est laissé au hasard. Mais, cette fois-ci, j'ai eu l'impression qu'on entrait un peu plus vite dans l'action, je n'ai pas vu passer le temps, et même si l'air au sein de l'Institut est vicié au possible, je n'avais aucune envie de laisser les enfants avec ces monstres.

La fin est fabuleuse, oui, la fin est toujours très importante dans un roman, mais chez Stephen King encore plus et celle-ci m'a bouleversée et j'ai eu beaucoup de mal à refermer ce roman.
Stephen King reste le maître absolu !

L'institut - Wyld  - Parution janvier 2020, Editions Albin Michel 
Traduction : Jean Esch


Du même auteur sur Plume Libre : Biographie, chronique, interview


 

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