Plume Libre

Laurent Scalese

 

 
 
 
Laurent Scalese





Bonjour Laurent Scalese, votre nouveau roman Je l’ai fait pour toi vient de sortir chez Belfond. Pouvez-vous nous le présenter ?
    JE L’AI FAIT POUR TOI est ce que j’appelle un « polar feel-good ». Ici, pas de serial killer, pas de femmes poursuivies et tuées par un psychopathe forcément très intelligent et machiavélique. Le concept du roman est le suivant : est-il possible de commettre le crime parfait ? Le personnage principal, le commandant Samuel Moss, a fait de la résolution de ce type de crime sa spécialité. En écrivant ce livre, j’ai avant tout voulu distraire le lecteur, l’amuser, l’inviter à se livrer au petit jeu intellectuel qui consiste à démêler les fils d’une intrigue policière complexe. Mais derrière cet aspect ludique, le roman comporte des thèmes de fond, comme le deuil, l’absence de père, la difficile construction d’un orphelin, le poids du passé...

Je l'ai fait pour toi - Laurent Scalese Comment est né votre personnage principal, le charismatique Samuel Moss ?
    Je rédige toujours en amont un background des personnages, afin de m’assurer qu’ils fonctionnent. Lorsqu’ils sont suffisamment caractérisés, lorsqu’ils existent, je commence à échafauder l’histoire. Si par certains côtés Samuel Moss peut rappeler des personnages de fiction TV, je l’ai construit selon une logique et une sensibilité scalesienne. Par exemple, ce cher Samuel et moi avons un trait de caractère commun. Moss souffre de ce que j’ai appelé « le syndrome de réparation » : quand un objet est abîmé, cassé, et qu’il est possible de le réparer, il le fait sans délai. Certains laisseraient tomber ou remettraient la réparation au lendemain. Pas Moss. Je suis un peu comme lui.

Votre roman a beau être un polar, il dénote totalement de la noirceur des polars actuels ? Qu’est ce qui vous a donné envie de partir sur une voie totalement différente ?
    L’actualité, les événements survenus en France depuis un an et demi, le pessimisme et le fatalisme ambiants, tout cela m’a orienté dans la direction du « polar feel-good ». J’avais besoin de légèreté, de lumière, d’humour, et donc de renouer avec l’esprit ludique et distractif des œuvres de fiction des années soixante-dix et quatre-vingts.

Sur la couverture du roman, il est précisé Une enquête de Samuel Moss. Pensez-vous en faire un personnage récurrent ?
    Le commandant Moss reviendra pour de nouvelles aventures, forcément !

On imagine parfaitement une adaptation audiovisuelle. Avez-vous des projets dans ce sens ? Quel acteur verriez-vous interpréter Samuel ?
    Le concept et le personnage intéressent beaucoup les producteurs, plus que je ne l’aurais imaginé. J’en dirai plus bientôt. Concernant le casting, soyons fous ! Pour moi, l’interprète idéal de Samuel Moss serait Tom Hiddleston : il est beau, grand, charismatique, élégant, et je suis sûr qu’il serait parfait dans les scènes drôles, cocasses, surréalistes. Il a quelque chose dans les yeux, une lueur taquine, qui me fait penser à ce cher Moss.

Quels sont vos projets ?
    Je poursuis le développement de mon précédent roman, LA VOIE DES ÂMES, pour la télé. Plusieurs projets audiovisuels sont en cours. Et je pose les jalons de mon prochain roman.

Merci beaucoup Laurent, nous vous laissons le mot de la fin.
    Merci à l’équipe de Plume Libre de me suivre depuis toutes ces années. Votre fidélité m’honore. On se revoit bientôt, promis ?


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